Pour réfléchir un peu…

Articles archivés

La vérité des religions, Carl Keller

Créé par le 15 jan 2017 | Dans : Actu du site, Pour réfléchir un peu..., Sagesse

 

Pourquoi chaque religion pense-t-elle détenir la vérité?

La spiritualité développée par les mystiques est le lieu d’un espace d’échange authentique entre religions (ou plutôt entre personnes de différentes religions).

Et permet de penser sa religion comme voie vers Dieu et non comme vérité à imposer au monde.

Voici ici un texte stimulant du théologien protestant Carl Keller sur ce sujet éminemment polémique.

http://www.carl-a-keller.ch/verite_des_religions.php

Personnellement la symbolique de l’ascension de la même montagne par des voies différentes me convient et j’ai beaucoup de mal avec ceux qui « savent » que la vérité leur appartient!

Pudeurs féminines, Jean-Claude Bologne

Créé par le 17 août 2016 | Dans : Actu du site, j'ai été intéressée par..., Pour réfléchir un peu...

Et si l’on réfléchissait un peu avant de se lancer dans la « bataille du burkini »? Voici un ouvrage de référence sur la question de la pudeur (et du marché de la pudeur, bien sûr, en cette ère du tout économique), car c’est au nom de cette dernière qu’a été inventé le fameux costume de plage contemporain.

« Avec ce livre, Jean-Claude Bologne complète son Histoire de la pudeur paru en 1986 en s’intéressant ici plus aux sentiments qu’aux comportements de pudeur et en prenant en compte ces vingt dernières années, aussi riches selon lui que les vingt siècles qui les ont précédées. Son premier livre abordait la pudeur par le biais des rapports de l’homme avec sa nudité dans différents domaines de la vie quotidienne (le bain, le lit, le vêtement, etc.) et de la vie artistique (langue et littérature, arts plastiques, théâtre et cinéma). Ce deuxième ouvrage, qui développe des réflexions déjà campées dans l’importante conclusion du premier (Bologne, 1986, 299-334), est surtout l’occasion de penser une sexuation de la pudeur à peine esquissée, comme l’auteur le reconnaît lui-même, auparavant1.

« Pudeurs Féminines. Voilées, dévoilées, révélées ne se réduit pas pour autant à une lecture genrée d’un sentiment cher à l’histoire des mentalités. Par bien des aspects, cette histoire occidentale de la pudeur – définie comme la disposition plus ou moins marquée à dissimuler ce que nous ressentons comme une fragilité ou un caractère essentiel de notre personnalité – est avant tout une histoire du corps et de son contrôle. Cet ouvrage, qui s’intègre bien plus que le premier dans la question du « processus de civilisation » (Elias, 1991 [1939] ; Duerr, 1998 [1988]), offre en effet des perspectives intéressantes sur la place spécifique du corps féminin dans ce processus, mais aussi sur le rôle joué par les représentations de la femme dans la pensée de la civilisation et de l’altérité. »

Pour la suite, suivre le lien.

https://gss.revues.org/1918

Les racines coloniales de la politique française à l’égard de l’islam

Créé par le 16 août 2016 | Dans : Actu du site, Islam, Pour réfléchir un peu...

http://orientxxi.info/magazine/les-racines-coloniales-de-la-politique-francaise-a-l-egard-de-l-islam,1426

Un article de JALILA SBAI

Historienne, chercheure associée à la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe du Collège de France ; enseignante à Sciences-Po Rabat et à l’université internationale de Rabat. Spécialiste de la politique musulmane de la France.

L’agriculture biologique peut nourrir le monde

Créé par le 05 mar 2014 | Dans : Pour réfléchir un peu...

http://www.reporterre.net/spip.php?article5494

Patrick Viveret, De la sobriété heureuse

Créé par le 12 juil 2013 | Dans : Pour réfléchir un peu...

 

Une réflexion d’ensemble sur les crises inter-reliées que nous connaissons (crises économique, financière, écologique, sociale) et les stratégies positives possibles face aux défis posés à nos sociétés.

Conférence donnée à l’Université de tous les savoirs.

http://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/la_sobriete_heureuse_patrick_viveret.4767

Patrick Viveret dans les Inrocks : il faut s’attacher aux forces vives qui en ont marre d’être dirigées par des addicts du fric et du pouvoir

Créé par le 08 juil 2013 | Dans : j'ai été intéressée par..., Pour réfléchir un peu...

 

 

 

Extrait :

« L’historien Karl Polany parlait de “grande transformation” à propos du capitalisme moderne ; on est aujourd’hui dans une grande transformation plus importante encore. On est à la fin de trois grands cycles historiques : la fin de la révolution conservatrice anglo-saxonne ; la fin des temps modernes, avec la question : comment on garde le meilleur de la modernité, l’émancipation, tout en se séparant du pire, la chosification du vivant, de la nature, des humains eux-mêmes ? comment on retrouve le meilleur des sociétés de tradition la reliance à la nature, au lien social, aux questions du sens sans le pire, la dépendance, le contrôle social, le fondamentalisme ? Le dialogue de civilisation entre tradition et modernité.

Troisième grand cycle historique qui bascule : celui du néolithique lui-même, comme le dit Françoise Héritier, c’est à dire cette humanité qui a évité la question du “sapiens demens” (Edgard Morin) en faisant dériver son potentiel d’agressivité dans la production matérielle, ne peut plus continuer dans cette direction. L’enjeu mondial l’oblige à se reposer la question : l’homo sapiens demens va à sa perte s’il n’apprend pas à devenir pour de bon un véritable sapiens sapiens. On rejoint la question de la sagesse. »

 

 

http://www.lesinrocks.com/2013/07/05/actualite/il-faut-sattacher-aux-forces-vives-qui-en-ont-marre-detres-dirigees-par-des-addicts-du-fric-du-pouvoir-11407191/?fb_action_ids=10151558633537809&fb_action_types=og.likes&fb_ref=.Udm436ehmBQ.like&fb_source=other_multiline&action_object_map=%7B%2210151558633537809%22%3A491663220911867%7D&action_type_map=%7B%2210151558633537809%22%3A%22og.likes%22%7D&action_ref_map=%7B%2210151558633537809%22%3A%22.Udm436ehmBQ.like%22%7D

Femmes et religions, entre soumission et espace pour s’exprimer et agir, un regard d’historienne

Créé par le 04 déc 2011 | Dans : Pour réfléchir un peu...

Pour sortir des simplismes.. Un article fort intéressant.

http://nuevomundo.revues.org/34383

La guerre en Libye : une fraude?

Créé par le 29 nov 2011 | Dans : Pour réfléchir un peu...

Un article du 1er octobre qui nous invite à réfléchir…

Il est clair que le mandat de l’ONU a été dépassé allègrement par l’OTAN. Aujourd’hui tout se passe comme si l’intervention humanitaire (que j’approuvais à l’époque) n’avait été que prétexte pour enfoncer un coin géopolitique au Moyen-Orient après les révolutions tunisienne et algérienne.

Sans reprendre à mon compte l’ensemble des affirmations de l’article qui suit (je ne peux moi-même recouper les sources), j’estime qu’il apporte une contribution utile à la réflexion.

http://www.informationclearinghouse.info/article29255.htm

Refusons le féminisme victimaire (à propos de l’affaire DSK)

Créé par le 27 mai 2011 | Dans : Pour réfléchir un peu...

J’ai trouvé cet article intéressant, proposant un point de vue qui invite à la réflexion sur la curée médiatique à laquelle nous avons assisté.

J’ose à peine le publier tant il sera jugé politiquement incorrect. Pourtant, précisément parce qu’il est décalé, parce qu’il se fonde sur un féminisme non excluant, humaniste en somme, il me semble valoir le détour.

Il est publié au moment où l’on apprend les conditions luxueuses dans lesquelles DSK va passer sa libération sous caution. Prison dorée, certes. Qui alimentera une sorte de haine dont les feux ont été allumés par le traitement médiatique et politique de l’affaire. Mais qui a oublié les photos humiliantes (qui en France n’auraient pu être divulguées, suite à la législation mise en place à l’initiative d’Elisabeth Guigou, alors garde des sceaux) diffusées en vagues continues dans les premiers jours de l’affaire, ad nauseam? Et qui a oublié ce visage effondré, d’un homme que la richesse et le statut social ne pouvaient protéger?

Ne dites pas : pas de pitié! Seriez-vous prêts à préférer la curée à la justice?

DSK est coupable ou innocent. Nous ne le savons pas. Il n’est pas jugé. Mais certaines et certains l’ont déjà jugé. Et les médias l’ont « liquidé ».

Ne pas juger DSK coupable avant le procès reviendrait à accuser la victime a-t-on laissé entendre, voire a-t-on dit. Non. La jeune femme, dont la vie a basculé tout aussi tragiquement,  a droit à la protection, et c’est tout de même ce qui se passe grosso modo jusqu’à maintenant.

Il ne faut rien déclarer de définitif d’un côté ou de l’autre. Mais exiger vérité et justice.

http://lemonde.fr/idees/article/2011/05/26/refusons-le-feminisme-victimaire_1527716_3232.html

Refusons le féminisme victimaire

Article paru dans l’édition du 27.05.11

Gare au lynchage d’un homme

Refusons le féminisme victimaire (à propos de l'affaire DSK) dans Pour réfléchir un peu... dominique Strauss-Kahn n’est sans doute pas un modèle de tempérance virile, mais la mise à mort à laquelle nous assistons n’est pas le meilleur hommage que la police des moeurs rende aux femmes, encore moins à la victime. Le viol est un crime, et toutes celles qui en ont été victimes doivent être protégées et défendues, sans exception, par toute la société. Mais, inversement, vouer un homme à la damnation avant d’avoir prouvé son délit rend doublement victime la femme outragée. L’acharnement des médias, obsédés par le féminisme antisexiste, condamne les protagonistes du drame à une exhibition qui les place l’un comme l’autre sous une lumière obscène. 

A trop vouloir défendre notre sexe, on dégrade notre esprit. Les monstres de vertu développent parfois des âmes de tortionnaires. L’inculpation de M. Strauss-Kahn lui promet plus de soixante-dix ans de cachot. Presque autant que pour un génocide ! L’ogre Barbe-Bleue est coupable d’avoir « génocidé » sexuellement des milliers de femmes. Jadis, devant les charmes d’une femme, même le droit de cuissage était innocenté. C’était horrible. Et d’autant plus injuste que le blâme en retombait sur la femme, qui, accusée de provocation, expiait en pleurant sa faute au couvent. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Le diable, caché sous la beauté insolente des femmes, a changé de sexe, il n’est plus femelle, il est mâle, synonyme de satyre poilu, bouc difforme, bourreau des sexes.

Le couvent des hommes, c’est la prison pour délinquants, aux portes de laquelle les femmes offensées font claquer leur fouet de dompteuses sur l’échine de la bête ligotée. C’est inhumain. Allons-nous, chaque fois qu’un homme cède au péché, nous transformer en Erinyes (déesses grecques de la vengeance) sans pitié ? Quelles que soient les turpitudes de son sexe impétueux, cet homme, même s’il était coupable, n’a-t-il pas droit à la défense de sa dignité ? Nous est-il interdit de tressaillir à la vue de cette curée ? Même le Jugement dernier sera plus miséricordieux dans sa sentence.

La sexualité féminine est désormais l’objet d’un marchandage qui va bien au-delà de la prostitution. Le corps de la femme est de nouveau une forteresse intouchable, qui monnaie sa vertu en espèces sonnantes et trébuchantes. N’y a-t-il pas dans tout cela un peu des excès des prudes gendarmées des siècles puritains ?

Je ne la crois pas morale, ni noble, la pitié qu’on réserve aux seules créatures de son sexe. La race féminine, si elle ne sait plus compatir aux misères de la race masculine, me fait penser à l’insensibilité des Blancs à l’égard des Noirs, parce que leur peau n’est pas de même couleur. Une femme qui ne sait pas se mettre aussi dans la peau d’un homme a perdu le sens de sa propre humanité. La révolution féminine fut un modèle d’humanisme et d’intelligence. Au contraire de toutes les révolutions qui ne se soucièrent jamais des sévices infligés aux vaincus, les femmes surent s’émanciper du joug masculin sans violence, sans cruauté. Elles brisèrent leurs chaînes, mais elles sauvèrent l’humanité des liens. Leur libération n’a pas été une destruction de l’autre. Qui l’autre ? L’homme, le sexe fort. Elles l’ont maintenu dans ses droits, dans son intégrité, sa dignité.

Et, à travers lui, le genre humain tout entier. Le propre de la femme est le souci de l’altérité. Son génie lui a permis d’inscrire le féminisme dans l’horizon du genre humain tout entier, et pas dans la défense exclusive de son sexe.

Il est naturel que l’émotion des femmes bénéficie d’abord à la victime. Mais une femme est plus qu’une femme qui pleure sur elle-même, elle est un homme qui pense pour les autres. Si elle accepte sans révolte le supplice d’un réprouvé, elle perd ce qu’elle avait de meilleur contre l’injustice, sa force d’empathie. Elle s’était élevée par l’esprit, la voici rabaissée par l’instinct. Elle s’enferme dans sa condition sexuée, dans sa nature femelle, sur la scène où l’homme est un animal de foire.

J’ai honte que les femmes se servent de leur solidarité de victime pour être des bourreaux sans merci. J’ai honte que, à peine sorties de l’ombre du servage, elles soumettent l’homme à la lumière sordide d’une nouvelle Inquisition. J’ai honte que, en protégeant une femme, elle ne protège pas aussi l’homme de l’abjection publique du déshonneur. J’ai honte que, pour arracher une victime à l’humiliation, elles s’accordent le droit d’humilier sans remords.

J’ai honte que, en bénissant leur sexe, elles aient le goût de maudire l’autre. Le sexe masculin appartient à la condition humaine, et, quel que soit son crime, rien n’autorise la condition féminine à l’en exclure. J’ai honte pour les femmes quand un inculpé est pendu sans jugement au gibet d’une arène planétaire, fût-ce pour le droit des femmes. Aujourd’hui un homme, un pécheur, brûle sur un bûcher, et les femmes se taisent. Un homme est dans la fosse aux lapidations, et les pourfendeuses de la lapidation se taisent. Un homme expie le supplice de son sexe impénitent, et les femmes se taisent. Ce silence vengera-t-il les blessures de la victime ? Je ne sais pas, mais il rendra un son vil dans la trompette de notre victoire. La vertu de la femme ne se bâtit pas sur la déchéance de l’homme. C’est mal défendre la cause des femmes que de céder aux foules punitives.

Aux hommes maintenant, et non plus aux femmes, la culpabilité du désir, le crime d’Eros, les tourments de la chair, qui les condamnent à croupir sur la paille d’une geôle. Quelle que soit la légalité de ce procès, je ne puis m’empêcher d’en trouver l’exécution effroyable. Beaucoup d’hommes, dans l’histoire, ont pris la défense des femmes. Je n’aurai plus honte d’être une femme si les femmes acceptent, au nom de leur propre cause, au nom du souci réciproque des sexes, au nom d’une seule et même condition humaine, de défendre, à leur tour, un homme.

Hélé Béji

 

 

 

Penser le travail, Bernard Friot

Créé par le 12 avr 2011 | Dans : Pour réfléchir un peu...

Souffrance au travail ou souffrance dans l’emploi? Une réflexion stimulante qui sort des représentations dominantes.

http://www.youtube.com/watch?v=SOVspX-tPPQ&feature=related

On trouve avec ce lien, en voisinage, d’autres interventions du sociologue Bernard Friot.

12

citoyen du monde |
College Pratique du Nord-Est |
Indemnisation du préjudice ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | charleseugenerene
| Claudine Wuilque
| M.D.L. assistance service