Françoise Duthu

Bienvenue sur mon blog : poésies, photos, travaux universitaires, textes politiques, …

Archive pour la catégorie 'Poésies d’auteurs'

Cet amour, Jacques Prévert

Posté : 30 novembre, 2013 @ 1:42 dans Poésies d'auteurs | Pas de commentaires »

In mémoriam

Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
Cet amour qui faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivant que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marbre
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Lá où tu es
Lá où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui nous sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.

Extrait de Jacques Prévert, Paroles, Paris, Gallimard, 1946.

Il y a des mots…

Posté : 20 mai, 2013 @ 12:57 dans Poésies d'auteurs | Pas de commentaires »

Il y a des mots qui restent dans le huis clos de la pensée
Et ne franchissent jamais la barrières des lèvres scellées.
Il y a des paroles d’amour qui hurlent dans le silence
Et se heurtent aux murs de l’absence.
Il y a des mots qu’on murmure
Il y a des mots qui restent dans le huis clos de la pensée
Et ne franchissent jamais la barrières des lèvres scellées.
Il y a des paroles d’amour qui hurlent dans le silence
Et se heurtent aux murs de l’absence.
Il y a des mots qu’on murmure si bas
Qu’on ne les entend pas.
Il y a des chagrins qui coulent à l’intérieur
Et écorchent le coeur.
Il y a des blessures du passé
Qui sommeillent recroquevillées.
Il y a des cicatrices qu’on voudrait oublier
Des souvenirs que l’on voudrait chasser.
Il y a des peurs qui au fond de soi demeurent ,
Des belles illusions qui meurent.
Cependant,
Il y a des bonheurs qui se construisent de petits riens
Et viennent embellir le quotidien.
Il y a de sombres hièrs
Qu’on dépasse pour aller vers la lumière.
Il y a des demains
Qui ressemblent à ces mains
Qui viennent prendre la vôtre avec douceur
Et lui communiquent la chaleur.
Il y a des promesses qui s’épanouissent comme une fleur
Et calment la douleur.
Il y a , c’est certain, tout cet espoir
Qui éloigne de moi tout ce qui est noir.
Il y a cette volonté, ma volonté,
D’un jour y arriver… « 
Roselyne

Qu’en avez-vous fait ?

Posté : 14 janvier, 2013 @ 12:06 dans Poésies d'auteurs | Pas de commentaires »

Vous aviez mon coeur,
Moi, j’avais le vôtre :
Un coeur pour un coeur ;
Bonheur pour bonheur !

Le vôtre est rendu,
Je n’en ai plus d’autre,
Le vôtre est rendu,
Le mien est perdu !

La feuille et la fleur
Et le fruit lui-même,
La feuille et la fleur,
L’encens, la couleur :

Qu’en avez-vous fait,
Mon maître suprême ?
Qu’en avez-vous fait,
De ce doux bienfait ?

Comme un pauvre enfant
Quitté par sa mère,
Comme un pauvre enfant
Que rien ne défend,

Vous me laissez là,
Dans ma vie amère ;
Vous me laissez là,
Et Dieu voit cela !

Savez-vous qu’un jour
L’homme est seul au monde ?
Savez-vous qu’un jour
Il revoit l’amour ?

Vous appellerez,
Sans qu’on vous réponde ;
Vous appellerez,
Et vous songerez !…

Vous viendrez rêvant
Sonner à ma porte;
Ami comme avant,
Vous viendrez rêvant.

Et l’on vous dira :
 » Personne !… elle est morte. « 
On vous le dira ;
Mais qui vous plaindra ?
Marceline Desbordes-Valmore

Martha Medeiros, Il meurt lentement…

Posté : 9 janvier, 2013 @ 2:58 dans Poésies d'auteurs | 1 commentaire »

Il meurt lentement…
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant !
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !

Attribué à Pablo Neruda

Mais : 

Ce poème a été écrit par MARTHA MEDEIROS, poétesse brésilienne…

En voici les premiers vers en version originale (donc en portugais) :

« Morre lentamente quem nao troca de idéas, nao troca de discurso, evita as próprias contradiçoes.

Morre lentamente quem vira escravo do hábito, repetindo todos os dias o mesmo trajeto… ».

MUCHAS GRACIAS A GEMMA !!! http://www.ipernity.com/blog/gemma.ros/179495

 


Sublimation

Posté : 5 août, 2012 @ 1:28 dans Poésies d'auteurs | Pas de commentaires »

24 octobre 2007

Auteur inconnu

C’est comme tendre un bras pour toucher le ciel

Le plus proche où déborde la peinture du soleil

Mais trop loin se tient le jour pour l’enlacer

Et la brume éponge le geste tel un trait de craie.

Alors ma plante de pied retourne à l’escabeau

Je sens craquer le chêne et crépiter mes os

Je descends sur la terre et renfile mes souliers

C’est qu’on peut bien marcher à défaut de voler.

Quelquefois j’aimerais composer des silences

On n’entendrait plus qu’un pouls battre en cadence

Ma fontaine morose d’interminables mots

Dévalerait l’escalier en cascade à grands flots.

Ainsi comme une aube épurée d’appréhensions

Ma voix portant à peine fondrait dans un prénom

Serais-je de glèbe, d’aquarelle, de gouache blanche

Je mettrais de ta couleur à mon amour immense.

J’attendrai

Posté : 17 juin, 2012 @ 5:29 dans Poésies d'auteurs | Pas de commentaires »

C’était une belle matinée de mai

le vent lassé longuement soupirait

défeuillant la parure des cerisiers

il couvrait la verdure d’un voile rosé.

Le soleil, lui, de ses feux diamant

posé bas dans le ciel tel un fruit blanc

allumait l’encens de douces senteurs

et faisait danser un parfum de fleurs.

J’ai alors pris place sur un banc de bois

et j’ai regardé la beauté de l’endroit

au milieu du désert de la ville pleine

il y avait bien un parterre à poèmes.

Mais l’inquiétude triste vint s’y
asseoir

s’en alla vite certes, hélas revint le soir

car le coeur d’émoi se fait parfois félin :

il cherche caresses auprès de l’humain.

Il y avait dans le désert de la ville pleine

un jardin de tendresse pure, une plaine

où lâcher la main de ses sentiments

comme on laisserait courir un enfant.

et dans un verger d’amour et d’eau tiède

j’ai cueilli pour toi au désert un remède :

tiens, une grappe de mots, de raisins

avec paresse, là, j’en égrène les grains.

Laisse-moi ôter de toi le sable et sel

prends, une gorgée d’eau et de miel

dors, à l’ombre des branches ambrées

pour te réveiller, la nuit, j’attendrai…

Juin 2007,

Auteur inconnu

Je ne voudrais être riche

Posté : 15 juin, 2011 @ 2:30 dans Poésies d'auteurs | Pas de commentaires »

 

http://dubleudansmesnuages.com/?p=30074

Ô tyran oppresseur…

Posté : 30 janvier, 2011 @ 1:25 dans Poésies d'auteurs | Pas de commentaires »

Ô tyran oppresseur…

 

Ami de la nuit, ennemi de la vie…

Tu t’es moqué d’un peuple impuissant

Alors que ta main est maculée de son sang

Tu abîmes la magie de l’univers

Et tu sèmes les épines du malheur dans ses éminences

Doucement ! Que ne te trompent pas le printemps,

La clarté de l’air et la lumière du jour

Dans l’horizon vaste, il y a l’horreur de la nuit

Le grondement du tonnerre et les rafales du vent

Attention ! Sous la cendre, il y a des flammes

Celui qui plante les épines récolte les blessures

Regarde là-bas où tu as moissonné les têtes humaines

et les fleurs de l’espoir

Et tu as englouti de sang, le cœur du sol et tu l’as abreuvé de larmes à l’ivresse

Le flot, torrent du sang va te brûler

Et l’orageux brûlant va te dévorer.

 

Aboul Kacem Chebbi

L’or des jours

Posté : 13 août, 2010 @ 4:45 dans Poésies d'auteurs | Pas de commentaires »

Il suffirait d’ouvrir son coeur

http://terresdefemmes.blogs.com/anthologie_potique/44-marie-florence-ehret-lor-des-jours.html

Pas de mots dans les mots

Posté : 21 juillet, 2010 @ 4:01 dans Poésies d'auteurs | Pas de commentaires »

http://terresdefemmes.blogs.com/anthologie_potique/64-danielle-fournier-pas-de-mots-dans-les-mots.html

 Pour tenter d’exprimer la douleur inexprimable devant un drame… Un poème d’après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti? 

 

Trouvé sur le site Terre de femmes

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