De l’Amour

Articles archivés

Pourquoi l’amour fait mal

Créé par le 09 jan 2015 | Dans : Actu du site, De l'Amour

L’amour comme construction sociale contemporaine.

http://www.citephilo.org/manif/pourquoi-l%E2%80%99amour-fait-mal-seuil

Amour : liberté ou négation de soi?

Créé par le 11 jan 2013 | Dans : De l'Amour

 

Réflexions d’un psychanalyste, capable de citer Saint Thomas et Saint-Augustin…

http://www.psy-luxeuil.fr/article-l-amour-liberte-ou-negation-de-soi-107025655.html

L’union…

Créé par le 05 août 2012 | Dans : De l'Amour

« L’union n’équivaut pas à être ensemble, à partager le quotidien. L’union, c’est l’amour présent dans le coeur. »

Jacqueline Kelen, Propositions d’amour, Ed. Anne Carrière, p 169.

De l’amour courtois à l’amour mystique.

Rares sont ces réalités.

Jacqueline Kelen, La beauté est une manifestation privilégiée de Dieu

Créé par le 27 juin 2012 | Dans : De l'Amour, J'ai été touchée par....

Un entretien où Jacqueline Kelen donne une dimension divine à l’amour. Mythes d’Occident et d’Orient, textes mystiques ont parsemé sa route, l’ont accompagnés dans les épreuves de la vie. Une trentaine d’ouvrages en sont nés. Quelques jalons ici pour entr’apercevoir.

http://www.cles.com/debats-entretiens/article/la-beaute-est-une-manifestation-privilegiee-de-dieu

L’amour m’a aimé

Créé par le 27 juil 2011 | Dans : De l'Amour

« Le terrible de l’amour – ce dont tant d’être humains veulent se protéger en se précipitant sur le sentiment, en s’enferrant dans le confort affectif – est qu’il constitue une expérience irréversible.

« Un seuil a été franchi. plus jamais on ne retournera chez les hommes, chez tous ceux qui n’ont pas été touchés, brûlés par cette grâce.

« Les premiers effets de l’amour consistent en cette mise à l’écart. Le sacré, éthymologiquement, signifie « mis à part ».

« Magnifique et terrifiante initiation : jamais plus je ne serai comme avant; jamais je ne pourrais nier, ni oublier ce passage fulgurant. Désormais, je suis autre, radicalement autre. Non plus humain. L’amour m’a aimé. Cette visitation restera gravée en moi toute ma vie durant. »

Jacqueline Kelen, Propositions d’amour,

(Anne Carrière Essais)

Décantation harmonique

Créé par le 26 oct 2010 | Dans : De l'Amour

Il est apaisé, celui dont le discours et la conduite s’accordent et qui répudie les rapports hypocrites de ce monde. (Proverbe Zen-Soufi)

La suite ici:

http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2009/09/12/decantation-harmonique/

Nos déserts n’ont pas de limites, Rûmi

Créé par le 18 oct 2010 | Dans : De l'Amour

Nos déserts n’ont pas de limites
Nos âmes et nos cœurs n’ont aucun répit
Le Monde a été enterré dans le monde par les images et les traits
Laquelle de ces images est à nous ?
Quelles sont tes traits ?
Si tu rencontres sur la route une tête tranchée roulant avec insouciance vers notre terrain
Demande lui, demande lui
Les secrets de notre cœur
Elle t’apprendra le mystère qui est enfoui au plus profond de nous
Que puis-je dire ?
Que puis-je savoir ?
Cette histoire est au-delà de nos limites et de nos forces
Comment puis je rester silencieux quand par moments notre angoisse devient plus forte
Oublie cette histoire
Ne nous interroge pas
Car notre fable est celle de la ruine totale
Hier…j’ai piqué ma poitrine avec une étoile
Je lui ai montré la blessure qu’elle a causée
J’ai dit : donne des nouvelles de moi au Bien aimé dont la boisson est le sang
je me suis balancé d’avant en arrière afin d’apaiser l’ enfant qui est mon cœur
Un enfant s’endort lorsqu’on le berce dans son berceau
Donne du lait à ce bébé qui est le cœur
Dispense nous de ses pleurs
Oh toi qui à chaque instant aide des milliers de cœurs affaiblis comme le mien
Depuis toujours et jusqu’à la fin des temps la demeure du Cœur est et reste l’union,
Pendant combien de temps laisseras-tu ce cœur solitaire en exil ?

Rûmi

L’Amour du Tout Autre

Créé par le 04 jan 2010 | Dans : De l'Amour

20 mai 2007

  (Site As-Salam/La paix)   Auteur anonyme      

Sous des formes multiples, nous sommes dans une recherche intense de quelque chose d’indestructible, de profond, qui échappe à toutes les contingences, à toutes les limitations, qui exprime, dans une plénitude sans limites, une liberté, un sens que nous ressentons tous, vers lequel notre âme aspire, parfois dans une sorte d’intensité douloureuse. Une des expressions de cette aspiration est l’amour, le mystère de l’amour. Car si la quête spirituelle est un mystère, l’amour est un mystère dans le mystère. 

Parmi les différentes formes de l’amour, j’aimerais aujourd’hui vous parler de l’amour du Tout Autre, l’amour de cette essence dont j’ai parlé au départ, l’élan vers cette inaccessible étoile qui se trouve en chacun de nous, au coeur de chacun de nous, et vers laquelle, de façon consciente ou inconsciente, tout notre être aspire. Je mets l’accent sur l’inaccessibilité, sur la distance, sur le Tout Autre, parce que dans cette relation-là, la véritable unité ne peut se réaliser que dans la conscience d’une transcendance. Quelque chose doit nous attirer en permanence, au-delà de nous-mêmes, et ce n’est que dans ce lieu où il n’y a plus de conscience de toi et de moi, où il n’y a plus qu’unité, que se réalise la véritable union. Ecoutons, par exemple, Rûmi, le saint de Konya, fondateur des derviches tourneurs, parler de ce passage de la dualité à l’unité. L’Amour s’exprime vraiment lorsque l’Amant, l’Aimé et l’Amour lui-même ne font plus qu’un : “ Quand l’homme et la femme deviennent un, tu es cet un. Quand les unités sont effacées, tu es cette unité. Tu as façonné ce « je » et ce « nous » afin de pouvoir jouer au jeu de l’adoration avec toi-même, afin que tous les « je », les « tu » deviennent une seule âme, et soient à la fin submergés dans le Bien-Aimé ”. 

Cet amour-là est déraison, cet amour-là est folie, cet amour-là va à l’encontre de tous les critères habituels par lesquels notre être individuel reconstitue autour de lui un univers, un environnement. Il s’inscrit en opposition ou en contrepoint, ou à contre-courant de ce qu’on appelle habituellement amour – et ce qui n’est en fait que l’une des multiples façons de s’aimer soi-même. On aime ceux qu’on aime parce que généralement, ils nous renvoient une image de notre propre amour pour nous-mêmes. C’est par exemple l’amour pour les proches, pour les enfants qui nous perpétuent, tout ce qui nous renvoie à cet univers que nous avons tissé et qui nous fait exister. C’est là un amour raisonnable. Quant à l’amour de déraison, c’est un amour pour quelque chose qui ne renvoie plus à nous-mêmes, mais qui, de plus, nous révèle dans le miroir des autres, le miroir de l’altérité, une présence, une essence spirituelle.Ecoutons cet autre poème de Rûmi : “ Si je cherche mon coeur, je le trouve dans ton quartier. Si je cherche mon âme, je la trouve dans tes cheveux. Lorsque, assoiffé, je bois de l’eau, dans l’eau je vois l’image de ton visage ”. 

Pour ne plus retrouver dans l’amour de l’autre le reflet de sa propre image, mais retrouver l’image de son essence spirituelle, il faut qu’il y ait cette distance, cette inaccessibilité. Il faut qu’il y ait cette soif, cette nostalgie. Il faut qu’il y ait cette maladie d’amour, cette douleur d’amour, ce désir intense qui devient ce qui nous nourrit . Il faut qu’il y ait ce que dans toutes les poésies amoureuses du monde, on appelle le chagrin d’amour. Ce chagrin dont aucun amoureux ne souhaiterait, pour tout l’or du monde, être délivré. Dans le Cantique des Cantiques, j’ai relevé ces quelques vers : “ Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui déclarerez-vous ? Que je suis malade d’amour. ” 

Il faut que s’allume dans notre coeur cette flamme sacrée. Il faut s’embraser, comme d’ailleurs Rûmi le dit lui-même de son cheminement, de toute sa vie. Il dit que cela se résume en trois choses :“ J’ai été vert, j’ai été ensuite cuit, et maintenant je suis consumé ”. 

Ce feu sacré est à retrouver parce qu’il est le poids de notre être et parce que l’amour nous dit, à travers tous ces récits, à travers toutes ces poésies, à travers tous ces exemples d’amoureux, d’amants et d’amantes, le secret de la vie. Il nous dit ce que nous n’arrivons pas à dire avec des mots , parce que dès que nous voulons expliquer ce secret avec des mots, nous entrons dans la confusion. L’amour a son propre langage, l’amour a son propre mystère, il a sa propre vérité, l’amour est ce langage secret entre l’amant et l’aimé, entre nous-mêmes et ce point ultime de notre être où se trouve notre complète liberté. Ce point à la fois inaccessible et plus proche de nous que nous-mêmes. Aucune pensée, aucune conception, aucune expression, ne peut rendre compte de ce mystère. C’est l’asservissement à cet amour, l’asservissement à ce mystère qui s’est exprimé dans des multiples poésies sur cet esclavage, sur ces malheurs de l’amour. Un poète soufi dit : “ Si le malheur doit être le prix de mon amour, je suis prêt à l’accepter. Eprouve-moi, éprouve-moi de toutes façons, que tu saches que je t’aime de toutes les façons ”. 

Parce qu’en définitive – et c’est pour cela que cet amour est un remède – l’amour nous délivre du mal le plus profond, ce mal toujours présent pour détourner les choses, leur finalité, leur réalité, le mal de notre moi, de notre ego. L’amour véritable, l’amour absolu, l’amour profond nous délivre de cet ego – il est le seul à pouvoir le faire et à nous faire pénétrer dans cet inaccessible au-delà de nous-mêmes. Il y a une chose sur laquelle je voudrais également attirer l’attention, c’est le fait que cette flamme d’amour, cette jouissance d’amour sont tellement grands, qu’il y a aussi un piège sur cette voie, un piège qui consiste non pas à aimer l’aimé mais à aimer l’amour, non pas à rechercher le bien-aimé, mais à rechercher la jouissance de l’amour pour elle-même. Je me souviens d’un vers qui exprime tout à fait cette erreur de la recherche de l’amour pour l’amour -même si cela est très attirant, même si c’est là un piège dans lequel nous souhaiterions tomber – c’est le vers célèbre d’Alfred de Musset : “ L’Amour est le grand point, qu’importe la maîtresse ? Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ”. C’est là une façon de tomber dans une sorte de récupération de l’amour lui-même, de ne plus rester dans cette tension vers l’inaccessible, ou alors seulement d’une façon artificielle et entretenue pour la jouissance que cela peut comporter.

Ainsi, on s’est souvent posé la question dans la poésie amoureuse spirituelle, notamment dans la poésie soufie, de savoir si l’aimée est quelque chose de réel ou d’irréel, parce qu’il y a une telle ambiguïté qu’on se demande s’il s’agit d’un symbole ou d’une réalité. Je pense, par exemple, que dans le Cantique des Cantiques, comme dans beaucoup d’autres traditions de ce type, l’ambiguïté est voulue, qu’elle est cultivée. Elle est voulue parce que l’aimée est à la fois réelle et irréelle. On peut être aussi extrêmement surpris lorsque, par exemple, on lit les textes du grand mystique soufi Ibn `Arabi parlant de son amour pour une jeune femme rencontrée dans la cité de La Mecque, et qui s’appelle Nizhâm. 

Voici cet homme, au faîte de sa réalisation, considéré de son vivant comme l’un des plus grands maîtres du soufisme, qui parle de cette femme en des termes absolument extraordinaires et brûlants d’amour. Il écrira d’ailleurs à son propos un recueil de poèmes magnifique, intitulé “ L’interprète des désirs ”, où il parle de Nizhâm en des termes qui font à la fois l’éloge de sa beauté et de sa spiritualité. Ibn ’Arabi, devant le scandale suscité par ces textes, dut commenter ces poèmes, ce qui d’ailleurs ne résolut rien, le commentaire portant l’ambiguïté à son expression ultime. 

On peut faire la même remarque à propos de la Béatrice de Dante. On retrouve là cette même recherche de l’inaccessible à travers quelqu’un de tout à fait concret. Cette tension vers l’inaccessibilité s’explique parce que c’est quelque chose qui nous appelle au-delà de nos frontières, au-delà de nous-mêmes. Cela a souvent été exprimé par différents aphorismes ou sapiences, dont cette tradition dite prophétique : “ Celui qui aime, reste chaste et meurt sans avoir trahi son secret, celui-ci meurt en témoin véridique ”. 

Il faut dire cependant que l’inaccessibilité, en l’occurrence, ne signifie pas irréalité, car ce qui est en jeu, ce qui s’exprime à travers cette dimension de l’amour, c’est le fait que même si nos relations sont les plus proches possible, même s’il s’agit de relations de proximité directe, il y a en chaque être avec lequel nous sommes en relation dans cette dimension-là, une dimension du mystère, une dimension de l’inaccessible divin qui constitue le secret qui nous lie à lui. La proximité extérieure la plus grande possible ne doit en aucune façon épuiser cette part d’inaccessibilité, cette part de secret divin qu’il y a en l’autre. D’où cette tradition qui s’est traduite par l’amour de la « dame de la tour », dans la culture occidentale, et par toutes les formes de la poésie courtoise spirituelle, dans la culture orientale. Dans cette tradition, l’Amant est soumis à des épreuves qui établissent clairement que ce qu’il aime chez l’autre, ce n’est pas simplement un reflet de lui-même, mais son essence spirituelle qui l’ attire au-delà de lui-même.Dans le soufisme, on exprime beaucoup de choses avec des histoires, notamment celles d’un personnage excentrique et bouffon, Nasruddin. 

On raconte que Nasruddin était juge dans un village lorsque quelqu’un, passant à proximité de ce village, se fait dépouiller par des bédouins. La victime va alors voir le juge du village et lui dit : “ Les voleurs de votre village m’ont dépouillé…- Lorsque tu as été dépouillé, lui demande alors Nasruddin, avais-tu cette chemise que tu portes actuellement ? – Oui, répond la victime, c’est la seule chose qu’ils m’ont laissée. – Ce ne sont donc pas les nôtres, conclut Nasruddin, si ç’avait été les nôtres, ils ne t’auraient rien laissé ! ”. De même, l’amour véritable ne laisse rien, nous dépouille de tout. Aucun reflet de notre moi ne subsiste, tout est consumé. 

Cet amour-là, qui n’est pas le reflet de soi-même, mais qui est amour véritable de l’autre dans son altérité, dans son essence spirituelle, cet amour-là est la véritable compassion. Ceux qui reçoivent cet amour, ceux qui reçoivent cette compassion la ressentent comme telle, parce que la compassion trouve tout son sens lorsqu’elle s’adresse d’une façon spécifique, profonde, à celui qui la reçoit. Et il ne peut pas y avoir là de subterfuge. Tout se sait, tout se sent. Qu’importent les actes extérieurs, ce qui importe se sont les actes intérieurs et leur signification. Et c’est cette signification-là qui guide comme un souffle de sincérité nos pensées, nos sentiments et nos actes.   

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