Françoise Duthu

Bienvenue sur mon blog : poésies, photos, travaux universitaires, textes politiques, …

Archive pour juin, 2010

Des caisses de crédit autogérées au Mali

Posté : 30 juin, 2010 @ 5:08 dans Actu du site | Pas de commentaires »

Economie populaire et solidaire au Mali.

A lire dans Partout dans le monde 

Des caisses de crédit autogérées au Mali

Posté : 30 juin, 2010 @ 5:07 dans Partout dans le monde | Pas de commentaires »

http://www.bastamag.net/article1103.html

 

Ici et là

Posté : 27 juin, 2010 @ 12:31 dans Actu du site | Pas de commentaires »

C’est la saison des migrations saisonnières, et non, je n’ai pas d’iphone ou autre petit bijou de ce type.

Alors parfois je serai là, et parfois non.

A bientôt, dans tous les cas.

 

Washington est préoccupé par les nouveaux blocs contre-hégémoniques

Posté : 27 juin, 2010 @ 12:29 dans Actu du site | Pas de commentaires »

Un peu de géopolitique.

Voir Mondialisation

Washington est préoccupé par les nouveaux blocs contre-hégémoniques

Posté : 27 juin, 2010 @ 12:28 dans Mondialisation | Pas de commentaires »


 

Pour l’analyste Pepe Escobar, le déclin de l’Empire constitué par les Etats-Unis et leurs Etats-clients européens est inéluctable. Un monde multipolaire est en cours de formation autour de cinq nouvelles puissances, les BRICT. Le débat sur le nucléaire iranien illustre cette lente évolution : les Etats-Unis et leurs alliés atlantistes lancent de fausses accusations tonitruantes, la Chine et la Russie font profil bas pour limiter les sanctions contre Téhéran, tandis que le Brésil et la Turquie prennent des initiatives.

 

Salvador López Arnal

Vendredi 25 Juin 2010


 

Pepe Escobar, analyste politique brésilien, écrit régulièrement dans « Asia Times Online ». Il vient de publier un nouvel ouvrage : « Obama Does Globalistan »

Pepe Escobar, analyste politique brésilien, écrit régulièrement dans « Asia Times Online ». Il vient de publier un nouvel ouvrage : « Obama Does Globalistan »

Salvador López Arnal : Dans un article récent [1], vous parliez de la dominatrix. Permettez-moi de vous féliciter pour votre trouvaille terminologique. Pourquoi pensez-vous que ce terme convient si bien à la Secrétaire d’État états-unienne ? Dans l’ère Obama les méthodes de la politique extérieure des États-Unis ne se sont-elles pas améliorées ? Hillary est une dominatrix au sens où, au lieu d’admettre l’échec de sa diplomatie, elle est capable de soumettre à ses fins l’ensemble du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a peut-être appris cela de Bill … Ou peut-être seraient-ils tous des masochistes.
Pepe Escobar : Non, ce n’est pas le cas. La raison principale est que la Chine et la Russie se sont laissées “dominer”. Elles sont arrivées à la conclusion qu’il serait mieux de permettre à la bruyante Hillary de dominer la scène pendant quelques jours et œuvrer en silence afin d’atteindre leur objectif : des sanctions du plus léger des parfums sur Téhéran.
En ce qui concerne l’Iran, les États-Unis sont aveugles, ils voient tout en rouge. On peut dire la même chose en ce qui concerne Israël, ils voient tout en blanc céleste.
Salvador López Arnal : Le noyau central de votre récent article est l’accord entre les diplomaties du Brésil, de la Turquie et de l’Iran sur l’affaire du développement nucléaire de ce dernier. En quoi cet accord a-t-il consisté ?
Pepe Escobar : Pour l’essentiel c’est le même accord que celui proposé par les États-Unis en octobre 2009. La différence vient de ce que selon la proposition de 2009 l’enrichissement d’uranium s’effectuerait en France et en Russie alors que dans ce nouvel accord il aura lieu en Turquie.
La principale différence réside dans la méthode. La Turquie et le Brésil ont agi avec diplomatie, sans confrontation, en respectant les arguments iraniens. Un autre détail fondamental : tout ce qu’ils ont accompli avait déjà été discuté à Washington. Mais lorsqu’ils ont présenté un résultat concret, lorsqu’ils sont parvenus à un accord avec l’Iran, permettez-moi une métaphore guerrière, Washington leur a tiré une balle dans les côtes.

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Partout dans le monde, les troupes US étendent une même domination militaire et économique.

Salvador López Arnal : N’est-ce pas une nouveauté en diplomatie internationale si le Brésil et la Turquie, deux pays qui ne s’opposent pas aux États-Unis, jouent leurs propres cartes dans cette affaire ? Pourquoi ont-ils misé sur cette stratégie autonome ? Qu’est-ce qu’ils gagnent avec cela ? L’Iran n’est-il pas éloigné, très éloigné du Brésil ?
Pepe Escobar : Chaque pays a ses propres motivations pour accroître son rôle géopolitique. La Turquie veut se projeter comme un acteur de premier plan, qui compte vraiment au Proche-Orient. Elle poursuit une politique disons, post-ottomane, élaborée par le ministre des Affaires étrangères, le professeur Ahmet Davutoğlu.
Le Brésil, grâce à une politique très intelligente de la part de Lula et de son ministre Celso Amorim, veut également se positionner comme un médiateur crédible au Proche-Orient. Le Brésil fait partie des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), groupe qui à mon avis constitue le véritable contrepouvoir actuel face à l’hégémonie unilatérale des États-Unis. La Turquie, dont l’adhésion a été formellement discutée à Brasilia il y a environ deux semaines, en ferait partie et le groupe serait alors nommé BRICT. Voilà la nouvelle réalité en géopolitique globale. Et à Washington, les élites de toujours en sont sans doute livides.
Salvador López Arnal : Comme vous le remarquiez, il semble que l’accord n’ait pas suscité d’enthousiasme auprès du secrétariat d’État états-unien ni des gouvernements européens. Pourquoi donc ? Désirent-ils faire échouer la voie diplomatique afin de poursuivre avec leurs sanctions et nous conduire à un scénario de guerre ? Si tel est le cas, qu’y gagneraient-ils ? N’y aurait-il pas beaucoup trop de fronts ouverts en même temps ?
Pepe Escobar : Du point de vue de la politique interne des États-Unis, Washington n’est intéressé que par le changement de régime. Il y a au moins trois tendances en lice. Les « réalistes » et la gauche du Parti démocrate, qui sont pour le dialogue, une partie du Pentagone et les services de renseignement, qui veulent au minimum des sanctions, et les républicains, néo-cons, le lobby pro-Israël et la section Full Spectrum Dominance [Spectre de Domination Totale] du Pentagone voulant à tout prix un changement de régime, y compris par la voie militaire si cela s’avérait nécessaire.
Les gouvernements européens suivent Bush ou Obama comme des toutous. Ils ne sont d’aucune aide. Des voix raisonnables s’élèvent dans certaines capitales européennes et à Bruxelles. Elles savent que l’Europe a besoin du pétrole et du gaz iranien afin de ne pas être prise en otage par Gazprom. Mais elles sont minoritaires.
Salvador López Arnal : Outre ses déclarations, croyez-vous que le Gouvernement iranien aspire à posséder de l’armement nucléaire ? Afin de se faire respecter ? Afin de faire plier Israël ? Pour l’attaquer ? Le Pakistan nucléaire, l’Inde nucléaire, Israël nucléaire, l’Iran nucléaire. Toute cette région ne constituerait-elle pas une véritable poudrière ?
Pepe Escobar : Je me suis rendu à plusieurs reprises en Iran et je suis convaincu que le régime iranien peut irriter mais ce n’est pas un système politique suicidaire. Le Guide suprême a prononcé une fatwa à plusieurs occasions en affirmant que l’arme nucléaire est « non islamique ». Bien entendu, les Gardiens de la Révolution supervisent le programme nucléaire iranien mais ils sont parfaitement conscients du sérieux des inspections et du contrôle de l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique. S’ils décidaient de fabriquer une bombe atomique rudimentaire, ils seraient immédiatement démasqués et dénoncés.
En fait, l’Iran n’a nul besoin d’une bombe atomique comme moyen de dissuasion. Un arsenal militaire high-tech, de plus en plus de haute technologie, lui suffit. La seule solution juste consisterait en une dénucléarisation totale du Proche-Orient, ce que bien sûr Israël, avec au moins deux cents ogives nucléaires, n’acceptera pas et ne respecterait jamais.
Salvador López Arnal : Quel rôle joue la Russie dans cette situation ? Vous rappeliez que la centrale nucléaire de Bushehr a été construite par la Russie et que l’on est en train d’effectuer les dernières vérifications avant son inauguration qui aura probablement lieu cet été.
Pepe Escobar : Après que l’on ait repoussé maintes fois l’inauguration de Bushehr, elle devrait avoir lieu en août. Pour la Russie, l’Iran constitue un client privilégié en matière de nucléaire et d’armement. Dans l’intérêt des Russes, l’Iran doit continuer sur la même voie, la situation ne doit pas changer. Ils ne veulent pas d’un Iran qui serait une puissance militaire nucléaire. Il s’agit d’une relation qui est constituée de beaucoup de liens, mais elle est essentiellement de type commercial.
Salvador López Arnal : Dans votre article vous citez l’ancien général [chinois], stratège et philosophe Sun Tzu qui a dit : « Permets à ton ennemi de commettre ses propres erreurs et ne les corrige pas ». Vous affirmez que la Chine et la Russie, des maîtres stratèges, appliquent cette maxime en ce qui concerne les États-Unis. Quelles erreurs les États-Unis commettent-ils ? Leurs stratèges sont-ils si maladroits ? Peut-être n’ont-ils pas lu Sun Tzu ?
Pepe Escobar : Tout Etats-unien ayant fait ses études dans les universités d’élite a lu Sun Tzu. En revanche, savoir l’appliquer, c’est une autre affaire.
La Chine et la Russie, dans le cadre d’une stratégie commune aux BRIC, se sont mis d’accord pour faire en sorte que les États-Unis aient l’illusion d’être ceux qui déterminent les sanctions, tout en travaillant pour les alléger au maximum et, en dernière instance, approuver une série de sanctions très light. La Russie et la Chine veulent qu’il y ait de la stabilité en Iran, pour le bénéfice de leurs importantes relations commerciales. Dans le cas de la Chine, il ne faudrait pas oublier que l’Iran est un grand fournisseur de gaz, ce qui représente un sujet de sécurité nationale maximum.
Salvador López Arnal : Vous dites en résumant que nous sommes dans une situation où il y a, sur la table de négociations de l’Agence internationale de l’énergie atomique, un véritable accord d’échange approuvé par l’Iran tandis qu’aux Nations Unies un arsenal de sanctions contre l’Iran est mis en place. Vous posez la question suivante : à qui la véritable « communauté internationale » fera-t-elle confiance ? Je vous demande à mon tour : à qui fera-t-elle confiance ?
Pepe Escobar : La véritable « communauté internationale », les BRIC, les pays du G-20, les 118 nations en voie de développement du Mouvement des non-alignés, en somme, l’ensemble du monde en développement, est du côté du Brésil, de la Turquie et de leur diplomatie de non confrontation. Seuls les États-Unis et ses pathétiques toutous idéologiques européens réclament des sanctions.
Salvador López Arnal : Vous affirmez également que l’architecture de la sécurité globale, « assurée par une bande d’affreux gardiens occidentaux autoproclamés », est dans le coma. L’Occident atlantiste coule façon Titanic. N’exagérez-vous pas ? Ne prenez-vous pas vos désirs pour des réalités ? N’existe-t-il pas un réel danger qu’avec ce naufrage on entraîne presque tout avec soi avant de toucher le fond ?
Pepe Escobar : J’ai déjà été confronté à beaucoup d’horreurs partout dans le monde pour pouvoir croire à présent, au moins, en la possibilité d’un nouvel ordre, dessiné surtout par le G-20 et, à l’intérieur de celui-ci, par les pays du BRICT. Je l’écris avec un T à la fin.
L’avenir économique est en Asie et l’avenir politique est en Asie ainsi que dans les grandes nations en développement. Évidemment, les élites atlantistes ne vont abdiquer leur pouvoir qu’après avoir vu leurs cadavres gisant au sol. Le Pentagone poursuivra avec sa doctrine de guerre perpétuelle. Mais il n’aura pas de quoi la payer, et ce sera plus tôt que tard. Je ne nie pas que, dans un avenir proche, il existe la possibilité que les États-Unis, sous l’administration d’un républicain fou, d’extrême droite, s’engagent dans une période de guerre hallucinée, effrénée. Si tel était le cas, cela provoquera sans aucun doute leur chute, la chute du nouvel Empire romain.
Salvador López Arnal : Et quel est le puissant lobby états-unien qui est en faveur de la guerre perpétuelle à laquelle vous faites référence ? Qui sont ceux qui soutiennent et financent ce lobby ?
Pepe Escobar : La guerre perpétuelle relève de la logique du Full Spectral Dominance, la doctrine officielle du Pentagone qui comprend : l’encerclement de la Chine et de la Russie, la conviction que ces deux pays ne doivent pas devenir des concurrents narquois des États-Unis et en outre, le déploiement de tous les efforts afin de contrôler l’Eurasie ou du moins, la surveiller. Il s’agit de la doctrine du Dr. Folamour [2], mais également du positionnement des dirigeants militaires états-uniens et de la majorité de l’establishment. Le complexe militaro-industriel ne dépend pas de l’économie civile pour subsister. Il emploie un grand nombre de politiciens et compte avec l’étroite collaboration de toutes les grandes corporations.
Salvador López Arnal : Dans votre article, vous parlez de sa sommité le Dr. Zbigniew-conquérons l’Eurasie-Brzezinski. Encore une trouvaille, permettez-moi de vous féliciter de nouveau. Vous dites que l’ancien conseiller de la sécurité nationale a souligné le fait que « pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité les gens sont politiquement éveillés — c’est une réalité totalement nouvelle — il n’en a pas été ainsi auparavant ». Êtes-vous véritablement de cet avis ? Quelle partie endormie de l’humanité est-elle à présent éveillée ?
Pepe Escobar : Pour les élites états-uniennes la donnée essentielle est que l’Asie, l’Amérique latine et l’Afrique sont en train d’intervenir politiquement dans le monde d’une manière qui aurait été impensable à l’époque coloniale, et pour ces élites, la décolonisation est un cauchemar sans fin. Comment faire pour dominer ceux qui savent à présent comment agir pour ne pas se laisser dominer à nouveau ? Voici leur question fondamentale.
Salvador López Arnal : Vous dites que Washington, unilatéral jusqu’au bout, n’hésite guère à faire un bras d’honneur même à ses amis les plus proches. Pourquoi ? Peut-être incarnent-ils l’axe du mal ? Peut-on produire de l’hégémonie avec des procédés si peu affables ? Jusqu’à quand ?
Pepe Escobar : On ne peut sous-estimer la crise états-unienne. Elle est totale : économique, morale, culturelle et politique. Mais également militaire puisqu’ils ont été battus en Irak et ils sont sur le point de subir un échec d’une ignominie totale en Afghanistan. Le nouveau siècle américain a déjà rendu l’âme en 2001. À présent on peut interpréter le 11 septembre comme le signe apocalyptique de la fin.
Salvador López Arnal : À propos, qu’en est-il de l’un des acteurs principaux de la politique états-unienne au Proche-Orient ? Israël est-elle donc endormie ? Quels sont les plans des caïds qui menacent Gaza ?
Pepe Escobar : Israël est devenue ce que j’appelle une Sparte paranoïaque hors-la-loi, ethno raciste, qui porte la profonde souillure de l’apartheid. Israël sera de plus en plus isolé du monde réel, il ne sera protégé que par les États-Unis, dont il est un État-client. Et le retour du refoulé sera son cauchemar, comme s’il s’agissait d’un film d’horreur hollywoodien : l’Histoire les fera payer pour toute les horreurs qu’ils ont commises et commettent encore contre les Palestiniens.
Salvador López Arnal : Quelle est votre opinion au sujet de l’action israélienne du dimanche 30 mai dernier ? Quel sens peut avoir leur attaque contre quelques pacifistes solidaires avec les citoyens de Gaza ?
Pepe Escobar : Cela participe de la même éternelle logique : nous avons toujours raison, ceux qui s’opposent à notre politique sont des terroristes ou des antisémites. À présent Israël est au stade où il défend l’indéfendable : le blocus de Gaza.
Mais à présent il est évident que tout le monde en est conscient et il ne pourra plus tromper par ses mensonges. La Palestine sera l’éternel Vietnam d’Israël. Mais je doute qu’un jour, comme dans le cas des États-Unis, ils soient capables de retenir la leçon.

Traduit par Marina Almeida, révisé par Gérard Delbreil

[1] « Iran, Sun Tzu and the dominatrix », par Pepe Escobar, Asia Times Online, 22 mai 2010. Version française traduite par Petrus Lombard : « L’Iran, Sun Tzu et la dominatrice », Alternet.Info, 23 mai 2010.
[2] Dr. Strangelove or : How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb, film britannique de Stanley Kubrick (1928-1999), réalisé en 1964, diffusé en français sous le titre Docteur Folamour ou : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe. Cette oeuvre de fiction est une critique acerbe de la doctrine de dissuasion états-unienne. Le personnage principal, le docteur Folamour, est inspiré par des personnalités bien réelles, à la fois Edward Teller et Werner von Braun.


 

Vendredi 25 Juin 2010


 

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Commentaires

1.Posté par Fredd le 26/06/2010 11:51

La guerre n’existe plus,les Médias l’ont tuée !

Des attaques militaires prévues contre les Médias. Le journal des Sages du Jewish Institue for National Security Affairs (JINSA) nous dit ouvertement leur programme d’attaque contre la presse et pas seulement la presse libre. Toute la presse.

« Même si cela peut paraître impensable aujourd’hui, les guerres de l’avenir pourront nécessiter la censure, le blackout de nouvelles, et ultimement, des attaques militaires contre les médias partisans. Se percevant eux-mêmes comme des êtres supérieurs, les journalistes se sont mis dans la position d’une espèce protégée de combattants. Mais la liberté de la presse s’arrête lorsque ses abus tuent nos soldats et renforcent nos ennemis. Journal of International Security Affairs, Spring 2009

L’organisateur de la flottille juive allemande pour Gaza: « Nous ne trahissons pas Israël »

Posté : 26 juin, 2010 @ 2:48 dans Actu du site | Pas de commentaires »

Voir dans Partout dans le monde et Anticolonial.

L’organisateur de la flottille juive allemande pour gaza: « Nous ne trahissons pas Israël »

Posté : 26 juin, 2010 @ 2:47 dans Anticolonial, Partout dans le monde | Pas de commentaires »

Dans une interview à l’Agence de Presse Allemande DPA à Berlin, Kate Katzenstein-Leiterer, dirigeante de l’organisation Voix Juive Allemande a déclaré qu’ils avaient au contraire l’intention de sauvegarder l’Etat d’Israël en montrant que sa politique actuelle n’était pas la bonne.

Une organisation regroupant des Juifs Allemands qui veut envoyer un bateau de soutien dans l’intention de briser le siège Israélien de Gaza, dit quelle n’a aucune intention de trahir le peuple juif.

« Nous voulons qu’Israël se comporte de façon à être reconnu comme Etat démocratique. C’est cela que nous voulons », a rapporté la dirigeante.

Le 31 mai neuf personnes ont été tuées quand les forces navales israéliennes ont arraisonné les bateaux d’une flottille avec à son bord de l’aide humanitaire et des activistes dont Israël a prétendu qu’ils étaient armés, en route pour la bande de Gaza gouvernée par le Hamas.

L’évènement a provoqué une réprobation internationale, en réaction l’Iran a déclaré qu’il allait envoyer sa propre flotte, ajoutant ainsi à la tension déjà existante en Méditerranée.

« Certains voient dans ce que nous faisons un acte de trahison. Mais la question véritable est : que savent-ils en fait sur tout cela. Il y a des gens qui ne veulent pas s’informer » a déclaré Katzenstein-Leiterer.

La Voix des Juifs projette de remplir au moins un bateau avec des fournitures scolaires dont ont fait don les écoliers Allemands aux enfants de Gaza, et le faire partir d’un port en Méditerranée à la mi-juillet.

« Nous ne cherchons pas la confrontation avec la marine Israélienne. Nous avons informé l’ambassadeur Israélien à Berlin, et s’ils estiment nécessaire de nous arrêter pour opérer des vérifications, nous ne nous y opposerons pas. Et s’ils ne trouvent rien à bord qui puisse mettre en cause leur sécurité, qu’ils nous laissent entrer dans Gaza ! Nous ne déchargerons pas notre bateau dans un port Israélien ou égyptien », a poursuivi Katzenstein-Leiterer.

Cette dernière a grandi dans l’ancienne Allemagne de l’Est où ses parents militants communistes sont retournés après avoir fui le régime de Hitler pendant la seconde guerre mondiale.

Son organisation appartient au Mouvement Européen Juif pour une Paix Juste, un réseau regroupant des militants de dix pays.

La Voix des Juifs en Allemagne dit qu’elle a collecté les fonds nécessaires au financement de son projet de bateau humanitaire, grâce à des dons personnels, des prêts, et un don du Parti de Gauche, petite formation politique bénéficiant d’un important dans l’ancienne Allemagne de l’Est.

« Les gens ordinaires ici ne comprennent pas grand-chose à ce qui se passe en Israël et en Palestine, dit Katzenstein-Leiterer. La presse Allemande ne montre pas ce qui se passe. Les gens pensent que tous les Gazaouis sont des terroristes, tout comme les Allemands de l’Ouest pensaient que tous les Allemands de l’Est étaient des informateurs de la Stasi (police secrète). »

Katzenstein-Leiterer dit que la posture adoptée par son groupe a provoqué l’ostracisme de la communauté juive allemande, qui regroupe un peu plus de 100 000 personnes.

« La plupart des Juifs d’Allemagne sont des émigrants de l’ancienne Union Soviétique, et ils ne sont pas de notre bord. Les autres membres de la communauté non plus. Ils approuvent tout ce que fait Israël, et ferment les yeux sur ce qui se passe. »

Rolph Verleger, membres connu du mouvement La Voix des Juifs, aurait été exclu du Conseil central des Juifs d’Allemagne au motif qu’il avait lancé une pétition dans laquelle on pouvait lire que l’invasion israélienne du Liban était menée « en notre nom ».

Mais, selon Katzenstein-Leiterer, il y a maintenant un petit groupe de Juifs allemands qui, en dépit du poids que l’histoire de l’Allemagne fait peser sur la communauté juive, tient à montrer son opposition à la politique israélienne de siège de Gaza, mise en place à la suite du contrôle par le Hamas de cette étroite bande en 2007, une politique qu’ils estiment mauvaise.

« Le blocus, le siège de Gaza, sont dans leur principe même, illégaux. Ils violent le droit international et les droits de l’homme. [...] Nous voulons livrer des instruments de musique et du matériel scolaire. Les enfants manquent de toute sorte de matériel scolaire, de vêtements, de chaussures, de bonbons. Nous ne voyons là -dedans aucune atteinte à la sécurité ». dit-elle.

Jeudi le cabinet Israélien devait prendre une décision eu égard à l’abandon de la liste d’articles, dite « positive », qu’il laisse entrer à Gaza, et à l’adoption d’une liste moins stricte des articles interdits qui pourraient être utilisés par les activistes à d’autres fins.

« Tout ce que nous voyons c’est qu’un Etat Juif occupe la Palestine, imposant un siège, et privant les enfants des choses dont ils ont besoin. Nous, en tant que Juifs, disons : « pas en notre nom ». Nous voulons montrer qu’il y a des Juifs au monde qui soutiennent ces gens dans leur dénuement. » dit encore Katzenstein-Leiterer.

(source : Facebook)

Le Conseil de l’Europe contre l’interdiction totale du voile intégral et contre le vote suisse sur les minarets

Posté : 26 juin, 2010 @ 12:42 dans L'islam dans le débat public | Pas de commentaires »

Par le vote, ce mercredi 23 juin, à Strasbourg, d’une résolution sur la lutte contre l’islamisme et l’islamophobie, le Conseil de l’Europe recommande aux 47 États membres concernés, dont la France, de ne pas recourir à l’interdiction du voile intégral, et enjoint la Suisse à annuler le vote sur les minarets. Ils constituent, selon les parlementaires, un délit flagrant de discrimination agencée par des débats politiques stériles.

« L’interdiction générale du port de la burqa et du niqab dénierait aux femmes qui le souhaitent librement le droit de couvrir leur visage », affirme une résolution adoptée à Strasbourg, par 108 voix, dont celles des Français, et 4 abstentions.L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s’est prononcée, mercredi 23 juin, contre l’interdiction du voile intégral comme l’envisagent certains gouvernements européens, dont la France et la Belgique.

Au grand dam des parlementaires de droite surtout ceux qui en avaient fait leur cheval

de bataille comme un certain André Gerin ou un Éric Besson, qui comptent faire examiner le projet de loi d’interdiction en séance publique à partir du 6 juillet prochain et au Sénat le 7 septembre.

Interdire le voile intégral serait contre-productif

Ce projet de loi, estiment les parlementaires européens dans le texte voté, serait contre-productif, il « pousserait les familles et la communauté à faire pression sur les femmes pour qu’elles restent chez elles et se limitent à entretenir des contacts avec des femmes », tout en précisant « qu’aucune femme ne devrait être contrainte de porter une tenue religieuse ». Le texte ajoute que l’interdiction ne peut se justifier que « pour des raisons de sécurité ou lorsque les fonctions publiques ou professionnelles d’une personne lui imposent de faire preuve de neutralité religieuse ou de montrer son visage ».Un texte tout à fait conforme à l‘avis consultatif du Conseil d’État, qui avait émis des réserves quant à l’interdiction générale du voile intégral dans l’espace public.

Un vote pas raisonnable

Les parlementaires se sont également prononcés, lors de cette séance dédiée à une réflexion sur « l’Islam, l’islamisme et l’islamophobie en Europe », en faveur d’une annulation du vote contre la construction de minarets en Suisse, jugé discriminatoire envers les communautés musulmanes.
La construction des minarets, jugent les parlementaires, ne devrait être soumise qu’aux règles « de sécurité publique et d’urbanisme ».
Dans le même sens, l’Assemblée dit déplorer qu’« un nombre croissant de partis politiques en Europe exploitent et attisent la peur de l’islam en menant des campagnes politiques qui privilégient une vision simpliste et des clichés négatifs à propos des musulmans » et se dit également « préoccupée (…) par le risque d’une utilisation abusive des votes, initiatives et référendum populaires pour légitimer des restrictions des droits à la liberté de religion et d’expression ».

« Les musulmans sont chez eux en Europe, où ils sont présents depuis des siècles, comme l’indique l’Assemblée dans sa Recommandation 1162 (1991) », rappelle le Conseil de l’Europe. « Pourtant, l’intolérance vis-à-vis de l’islam et des musulmans va croissant et nos sociétés se déchirent dans des polémiques s’y rapportant », souligne Mogens Jensen, rapporteur de la commission parlementaire sur « L’Islam, l’islamisme et l’islamophobie en Europe ». Pour lui, les dernières élections qui ont eu lieu en Europe montrent une poussée des mouvements populistes s’appuyant sur ces sentiments négatifs envers l’islam.

« Cette situation est préoccupante », s’inquiète-t-il devant les parlementaires. Et de rappeler : « Souvenons-nous de ce qui s’est passé sous Hitler, souvenons-nous de la persécution dont la religion catholique fut l’objet sous Staline. Tout cela peut paraître bien lointain et l’on a du mal à imaginer que des événements similaires se produisent à l’époque contemporaine. Mais Srebrenica , c’était il y a seulement quinze ans. »

Islamophobie et islamisme sont liés

La résolution née de la commission parlementaire sur « L’Islam, l’islamisme et l’islamophobie en Europe », débattue depuis le début de l’année 2010 a donc été votée mercredi 23 Juin au Conseil de l’Europe, à Strasbourg. Menée par le socialiste danois Mogens Jensen, elle préconise le dialogue et l’éducation interreligieuse dans les universités pour lutter efficacement contre l’islamophobie et l’islamisme, cette « forme d’extrémisme politique pratiqué sous couvert de religion », partant du principe que ces deux concepts se renforcent mutuellement.Reste à savoir désormais si le gouvernement français prendra acte de cette résolution, ou s’il ne la leur renverra pas à la figure, comme il l’a déjà fait avec les Sages.

Lire le rapport L’islam, l’islamisme et l’islamophobie en Europe de la Commission de la culture, de la science et de l’éducation du Conseil de l’Europe.
Lire la teneur des débats à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sur la question de l’islam, l’islamisme et l’islamophobie.

Source: www.saphirnews.com

http://www.saphirnews.com/Le-Conseil-de-l-Europe-contre-l-interdiction-totale-du-voile-integral-et-contre-le-vote-suisse-sur-les-minarets_a11640.html

Le Conseil de l’Europe contre l’interdiction totale du voile intégral et contre le vote suisse sur les minarets

Posté : 26 juin, 2010 @ 12:41 dans Actu du site | Pas de commentaires »

Vote sans ambiguité…

Quelles suites en France?

 Voir L’islam dans le débat public

La fondation suisse Diagonale, pour le réenchantement du monde

Posté : 26 juin, 2010 @ 12:40 dans Blogs et sites recommandés | Pas de commentaires »

http://www.fondationdiagonale.org/spip.php?page=sommaire2&id_rubrique=7

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