avril 2010

Archive mensuelle

Merci pour tant

Créé par le 30 avr 2010 | Dans : Actu du site

Voir Textes poétiques personnels.

Merci pour tant

Créé par le 30 avr 2010 | Dans : textes poétiques personnels

Merci pour tant,

  

C’est bien le temps

  

Merci pourtant,

  

Si tu l’entends

  

  

Merci pour

  

Le temps d’un rêve et d’un amour

  

Le dessin d’un sourire

  

Le cœur d’une étoile

  

Et le sentier de crête

  

D’où le monde est si beau

  

  

Parti au loin

  

Sans dire un mot

  

Sans gloire

  

Parti au loin

  

Pour oublier,

  

Oublier la mort,

  

Et le rêve brisé

  

D’une perfection imaginée

  

….

  

Mais dansent les nuages,

  

Et vient au bas du jour, la lumière dorée

  

Et  la chanson des fleurs sous la brise d’avril

  

  

Pourtant merci,

  

Pour tant merci

  

A l’éphémère temps

  

A l’éternel amour

  

A l’éternelle vie

  « Gracias a la vida, que me ha dado tanto »     

 

Voile intégral : rien ne va plus entre Hortefeux et Le Monde

Créé par le 30 avr 2010 | Dans : Actu du site

Un article du Nouvel Obs qui souligne une curieuse situation.

Le Monde, si sage, demande une édéchéance ministérielle ». Il en a bien le droit!

Hortefeux joue les victimes en agitant l’épouvantail Ramadan »…

A lire!

Voir L’islam dans le débat public ou Médias.

Voile intégral : rien ne va plus entre Hortefeux et Le Monde

Créé par le 30 avr 2010 | Dans : L'islam dans le débat public, Médias

http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/medias-pouvoirs/20100428.OBS3161/voile-integral-rien-ne-va-plus-entre-hortefeux-et-le-monde.html

La création d’un musulman imaginaire (sur le dictionnaire des racismes, de l’exclusion et des discriminations)

Créé par le 30 avr 2010 | Dans : A signaler, L'islam dans le débat public

Voilà près d’un an que la question de l’interdiction du voile intégral, revêtu par quelques centaines de femmes de confession musulmane en France, occupe le débat public. Alors que le gouvernement s’apprête à légiférer, la polémique s’est insensiblement déplacée, ces derniers jours, sur le terrain de la polygamie, de la fraude aux allocations familiales et des violences faites aux femmes. Dans la ligne de mire du ministre de l’intérieur, cette fois-ci, un homme, Liès Hebbadj, Français musulman de Loire-Atlantique, dont l’épouse a été verbalisée pour avoir conduit en portant un niqab. Multipliant les accusations, Brice Hortefeux menace de le déchoir de la nationalité française.
Auparavant, le «débat» sur l’«identité nationale» organisé par Éric Besson, le ministre de l’immigration, a donné lieu, cet automne et cet hiver, à une succession de propos à tonalité raciste, émanant de responsables de la majorité présidentielle. Percutées par le vote suisse sur les minarets, ces déclarations ont principalement visé la population musulmane, considérée comme distincte du «corps traditionnel français»

La création d'un musulman imaginaire (sur le dictionnaire des racismes, de l'exclusion et des discriminations) dans A signaler dictionnaireimage


«Il y a un racisme et une xénophobie d’État»

Mais l’ouvrage s’interroge particulièrement sur le sort réservé aux musulmans dans la France d’aujourd’hui. Interrogée par Mediapart, Esther Benbassa rapproche la situation actuelle de «ce qu’ont vécu les Juifs à partir de la fin du XIXe siècle et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale». Selon elle, «tout est fait pour montrer que la population arabo-musulmane est indésirable, qu’elle n’est pas intégrable et donc incompatible avec la République. Des pratiques comme le port du voile intégral ou la polygamie ont beau être ultra-minoritaires, elles apparaissent représentatives, en raison des déclarations politiques et médiatiques».
«La France, ajoute-t-elle, construit son identité contre l’autre. Il y a un racisme et une xénophobie d’État qui se conjuguent avec une mission civilisatrice, pas très éloignée de l’expérience de la colonisation. Les femmes en niqab? Il faut les émanciper. Les hommes polygames? Il faut les remettre dans le droit chemin. On n’est pas très loin non plus de la fin du XVIIIe siècle, quand il s’agissait de “régénérer” les Juifs.»
Dans un article intitulé «Comment peut-on être musulman en France?», le sociologue et politologue Vincent Geisser analyse l’élaboration de «la figure du “musulman imaginaire”, comme on a pu parler par le passé de “Juif imaginaire”». «Ces dernières années, écrit-il, le thème du communautarisme musulman est devenu central dans le débat public, généralement associé aux idées de “menace”, de “repli” et d’“enfermement identitaire”.
En résulte, selon l’auteur, «une forme de crispation identitaire, les acteurs majoritaires (“nous”) accusant les musulmans (“eux”) de véhiculer des principes et des valeurs contraires à l’intérêt national». «Nous sommes en présence d’une injonction paradoxale, souligne-t-il, où l’on exige des “Français issus de…” qu’ils donnent des gages de leur citoyenneté et de leur francité, tout en les renvoyant systématiquement à leur islamité. (…). Cette démarche relève moins d’un racisme classique de type biologique, puisque personne ne croit vraiment en l’existence d’une “race musulmane”, que d’un racisme de type culturaliste, à savoir d’une survalorisation de la différence culturelle et religieuse, interprétée comme facteur de difficile intégration sinon de non-intégration des populations postcoloniales à la communauté nationale».
Cette assignation suscite en retour chez les Français issus des migrations postcoloniales une «sorte de feed-back identitaire qui les pousse de plus en plus à se définir spontanément comme musulman dans la société française actuelle», selon Vincent Geisser.
Composé de 500 entrées classées par ordre alphabétique – des Africains-Américains au voile en passant par le colonialisme, l’excision et le hip-hop –, ce Dictionnaire est aussi constitué d’une chronologie sur l’histoire du racisme et des combats qui l’ont accompagnée. Son objectif, comme le rappelle Esther Benbassa dans l’avant-propos, est de «débanaliser» les mots qui reviennent sans cesse dans l’espace public afin de décrypter leurs usages et leurs effets, tantôt déformants, tantôt performatifs. 
 

Sous la direction d’Esther Benbassa
Edition Larousse
728 pages, broché, 28 €. 

Source : Médiapart

La création d’un musulman imaginaire (sur le dictionnaire des racismes, de l’exclusion et des discriminations

Créé par le 30 avr 2010 | Dans : Actu du site

Dans les rubriques A signaler ou L’islam dan le débat public, un article en provenance de Médiapart qui rappelle l’excellent travail d’une équipe de chercheurs coordonnés par Esther Benbassa, directrice d’études à l’EHESS, déjà signalé il y a peu : le Dictionnaires des racismes, de l’exclusion et des discriminations.

En l’occurrence les piqûres de rappel sont toujours utiles! Tant la rationalité disparaît des écrans radars lorsqu’il s’agit d’islam.

Faut-il vraiment qu’il nous faille un ennemi intérieur face aux angoisses de l’heure (et c’est vrai que j’aurais tendance personnellement à m’inquiéter davantage de la crise gréco-européenne que de la présence de quelques centaines de femmes portant le niqab.. Mais les deux phénomènes ont sans doute un lien : à l’heure où tous les repères sociaux sont ébranlés, c’est tellement bien de savoir d’où vient « le mal »)?

Rapport Ollier sur l’éolien : de l’air pour le nucléaire…

Créé par le 30 avr 2010 | Dans : Actu du site

La position du réseau Sortir du nucléaire sur le rapport Ollier.

 

Rapport Ollier sur l’éolien : de l’air pour le nucléaire…

Créé par le 30 avr 2010 | Dans : Energie

   Réseau « Sortir du nucléaire »
Fédération de 878 associations agréée pour la protection de l’environnement
http://www.sortirdunucleaire.org

Le rapport d’information sur l’énergie éolienne, déposé au Parlement le 31 mars 2010 par la commission que préside Patrick Ollier (député UMP des Hauts-de-Seine…), n’est rien d’autre qu’une tentative assez triste de gêner encore un peu plus le développement de l’énergie éolienne.

Patrick Ollier n’en est pas à son coup d’essai : lors du débat de loi d’orientation sur les énergies en 2005, un amendement portant son nom visait à relever à plus de 30 MW (contre 12) le plancher d’achat obligatoire par EDF du courant produit pour chaque parc éolien. Cet amendement fut heureusement retiré par le Sénat.

Par ailleurs, Patrick Ollier est président du groupe d’amitiés France-Libye de l’Assemblée, et l’on sait la passion qu’a le dictateur libyen pour le nucléaire sous toutes ses formes… Sur plus d’une centaine de pages, ce rapport accumule les banalités anti-éoliennes, les contre-vérités, n’hésitant pas à appeler à la rescousse Valéry Giscard d’Estaing pour stigmatiser une région « dévastée par une ceinture d’éolienne, et … devenue inhabitable ». Heureusement pour nous, il s’agit de la Pologne…

Après avoir assommé le lecteur par une série de généralités sur le développement mondial de l’énergie éolienne (que tout internaute pouvait déjà aisément trouver) près de la moitié de ce rapport concerne le coût de l’éolien, qui ne devrait son succès qu’à l’obligation de rachat (à un coût trop intéressant, à en croire les auteurs). Le rapport déplore également la trop faible présence des industriels français dans ce secteur. Mais c’est oublier un peu vite que si cette politique de rachat a été mise en place, c’était précisément pour permettre l’émergence d’une industrie éolienne… Mais bien trop tard, et bien mal, lorsque l’on se compare à nos voisins allemands : de l’autre côté du Rhin, c’est après la décision politique d’abandonner le nucléaire que les industriels allemands, pragmatiques comme ils savent l’être, ont réussi à se placer en leaders mondiaux de l’éolien.

Alors qu’en France, il s’agissait d’abord de continuer à privilégier l’industrie nucléaire, tout en donnant quelques miettes aux énergies renouvelables… Quoi d’étonnant à ce que l’industrie française ait « raté le développement de l’éolien terrestre », comme le souligne le rapport Ollier ?

Concernant le volet financier, dans sa trop évidente volonté de discréditer l’éolien, ce rapport n’hésite pas à avancer un coût de production de 3 centimes d’euro par kWh nucléaire, oubliant les gigantesques investissements consentis par l’État pour chaque tranche nucléaire, se souciant peu de l’enrichissement du combustible, négligeant les coûts – encore à définir – de la gestion des déchets nucléaires. Même EDF n’ose plus évoquer un chiffre aussi ridiculement irréaliste.

D’autant que le vent, à l’inverse du combustible nucléaire, ne coûte plus rien, une fois l’éolienne en fonction (ce qui est également vrai pour l’énergie photovoltaïque…).

Suivent quelques banalités sur l’intermittence de l’éolien (mais qui a dit qu’il fallait ne compter que sur le vent pour notre électricité ?), la nécessité du recours à d’autres énergies pour pallier l’absence de vent… Rien de bien nouveau. Un conseil à Monsieur Ollier et ses pairs : qu’ils regardent la disponibilité de nos centrales nucléaires (60% pour la centrale de Fessenheim depuis 3 ans) avant de parler d’intermittence. Suit un fort déplaisant développement sur « l’acceptabilité conditionnée au respect des paysages, des sites et des activités préexistantes » : véritable fourretout de tous les arguments des anti-éoliens sur le plan du respect des paysages.

On invoque les « 140 à 150 mètres »de hauteur des éoliennes mais sans mentionner – ne serait-ce qu’à titre de comparaison – les 150 mètres de hauteur des tours de refroidissement des centrales nucléaires. On parle de « mitage du territoire », en appelant à la rescousse l’Académie des Beaux- Arts, ardent défenseur de la tradition française mais qui ne s’est jamais trop préoccupée des quelques 200 000 pylônes à Haute Tension qui parsèment la France. Le rapport Ollier va même jusqu’à évoquer, à propos du littoral, une « distance de sauvegarde de 10 Km côté terrestre et de 20 Km sur mer ». Mais que faire alors des centrales nucléaires de Gravelines, Penly, Paluel, Flamanville, le Blayais, qui sont au bord des côtes (en violation de la loi littoral, ceci dit en passant) ?

Et que dire des quelques très aléatoires propositions qui clôturent ce rapport, qui ne sont pas toujours en adéquation avec son contenu ?

- Mise en place de schémas régionaux de l’éolien ? Une garantie que rien de neuf ne pourra se construire avant plusieurs années, compte-tenu du temps mis à élaborer de tels schémas.
- Mise en place d’un seuil de puissance ? Ce n’est rien d’autre qu’un appel du pied aux opposants à « l’éolien industriel », et qui prétend empêcher de fait toute création de faible puissance, mieux adaptée à une commune moyenne, à un territoire.
- Distance minimale de 500 mètres entre éolienne et « locaux d’activités préexistants » ? Mais le rapport Ollier aurait mieux fait d’évaluer l’opinion des (rares) riverains situés à 300 mètres des installations existantes, au lieu de se contenter d’annoncer une nouvelle distance sortie d’on ne sait où…
- Classement des éoliennes ? Mais de fait, lorsque l’on mesure les chicaneries de toute sortes qui entravent tout nouveau projet, ce classement existe déjà…
- Obligation de constituer des provisions pour « démantèlement des installations en fin de vie » : Cela serait effectivement une bonne idée, si elle devait s’appliquer à toute structure de production d’énergie… et commençons donc par la dizaine de réacteurs nucléaires arrêtés
depuis une vingtaine d’années…

Quant aux recommandations finales, ce qu’il faut bien appeler des voeux pieux montre le peu de sérieux de ce rapport. Soyons charitables et n’en disons pas plus… À la lecture de ce rapport, on s’aperçoit que bien évidemment, les conclusions préexistaient à la rédaction du texte, puisque ces conclusions ne reprennent que très partiellement le problème des « nuisances » et pas du tout le long développement financier. La réponse est simple, trop simple peut–être pour quelques députés : à la suite du Grenelle de l’environnement, la France a prétendu choisir de s’engager résolument sur la voie de la réduction des gaz à effet de serre, et sur celle des énergies renouvelables. Pour ce dernier cas, il est clair qu’à l’heure actuelle, seul l’éolien dispose d’une technologie suffisamment maîtrisée pour faire face aux nécessités du Grenelle. L’incitation financière – que l’on pourrait discuter, à condition que l’État prenne en charge la réalisation d’un « plan éolien », comme il l’a fait pour le nucléaire – vient en renfort pour rendre cette énergie particulièrement attractive pour les investisseurs privés.

Mais la France s’est imposé la poursuite du nucléaire. Et là, rien ne va plus. En dehors de notre pays, quel pays industrialisé envisage encore sérieusement d’investir lourdement dans le nucléaire ? Même la sacro-sainte AIEA (Agence Internationale pour l’Énergie Atomique) n’envisage qu’une lente décroissance de la part de l’atome dans l’énergie mondiale. Notre pays ne peut pas à la fois poursuivre cette aventure nucléaire qui nous entraînera fatalement à l’impasse technologique, financière autant que sociale, et prendre le risque de voir les énergies renouvelables se développer à un point où le nucléaire deviendra inutile, voire néfaste.

Il ne reste donc au pouvoir nucléaire, et à son allié objectif, le pouvoir politique actuel, qu’à tenter, à force de rapports et de recommandations alambiquées, de freiner autant qu’il est possible le développement des énergies renouvelables qu’il promeut pourtant officiellement. De ce combat d’arrière-garde, les seuls perdants seront en définitive nos industriels, empêchés de construire une industrie de l’énergie renouvelable, et les Français, appelés à compenser les pertes d’AREVA, à soutenir financièrement la recherche sur le nucléaire (entre 8 et 12% du budget de la recherche civile), et à subir une stratégie énergétique vieille de plus de trente ans, empêtrée dans ses contradictions, et qui risque bien de finir dans un Tchernobyl à la française.

Jean-Marie Brom,
Administrateur du Réseau « Sortir du nucléaire »
http://www.sortirdunucleaire.org/

Avril (encore)

Créé par le 30 avr 2010 | Dans : textes poétiques personnels

Il est encore jour

Le lac offre son horizon,

Miroir liquide d’un gris bleuté

Parfaitement horizontal

Ouvert sur de larges berges.

Saules, peupliers, cerisiers, chêne…

Les arbres se découpent tendrement sur le ciel

Chacun y va de sa ramure, dans une symphonie de formes

Chatons odorants, dentelles des premières pousses,

Et toutes les nuances d’un vert à peine né.

Canards, poules d’eau, et ce petit oiseau gris à longue queue noire si aérien,

Et ces mille chants dans les arbres

Qui célèbrent la vie, la vie à nouveau

L’air est doux, tendre, odorant,

La vue apaisée

Au détour d’un regard

Le reflet rouge du soleil surgit d’un champ de colza en fleurs

Ici la beauté,

Ici la légèreté ,

Ici la paix.

15 avril 2009

Avril (encore)

Créé par le 30 avr 2010 | Dans : Actu du site

In extremis.

Cette année encore, toute la beauté de la nature renaissante.

Admirer, contempler, aimer.

Voir Textes poétiques personnels.

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